"la lumière jaillira"... comme disait ce si grand... si grand... Mr Brel...
de la lumière de ton futur bébé envoie m'en une étincelle...
Tendre pensée vers toi et merci pour 3,13,7...,13,7,2
Dans mon trouble, j'ai repris hier tes chiffres précédents Maria, et je te dois encore un anakAléatoire que je te dédie de tout mon coeur... Celui là et le prochain, puisque de nouveau te me
dones tes chiffres et que je n'ai pas le coeur à te les refuser...
C'est une
fin
qui prend son temps
comme pour effacer
tout doucement
les petites traces
de tristesse.
15x15 carton - anaka 2M8 ©
S'il reste encore des mots dans ma
besace
je les dépose un à un sans
faire de bruit
un à un mes
précieux
comme s'ils pouvaient résumer
Ce temps passé à partager,
à confier ses secrets
dans l'alcôve
de l'écran
à sentir au delà les regards
tendres
et compatissants
les sourires bienveillants,
les
encouragements,
l'amitié.
S'il reste encore sur mon coeur
des pierres
je les dépose une à une au pied de mes
images
une à une pour m'
alléger de tout regret
pour oublier ce qui est
dur
et ne penser qu'à la
douceur
Et s'il me reste encore de la
couleur
je repeins mes rêves pour ne pas oublier
qu'ils sont vivants
et proches,
presque palpables.
C'est une fin qui approche à
petits pas
mais elle est tendre et me prend la
main
C'est une fin quand
même alors,
oui,
c'est un peu triste.
Par anaka
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Maria-D sur l'article anakAléatoire 152 des arcanes : 13, 7, 2, sur votre blog anakaleatoires
Extrait du commentaire:
Ce qui est rêvé... reste rêve à tout jamais et jamais ne s'oublie... ce qu'il advient est une réalité... une vérité parmi tant d'autres à venir... après la nuit, le jour... après les ténèbres on se
remet à espérer un rayon de lumière...
Tendre pensée vers toi ... et si le coeur t'en dit plus tard... bien plus tard ... 3 13 7
C'est
une fin de voyage
qui m'arrête en plein élan
Je vole
mais
je n'ai plus d'ailes
La chute...
15x15 carton - anaka 2M8
©
Voilà.
C'est fini. Un accident inattendu, comme lorsqu'on roule au volant de sa nouvelle voiture, tout fier, certain que rien ne peut arriver, même si la vitesse est
grande et la chaussée toujours, toujours glissante.
On se sent tellement assuré de suivre le bon chemin. On peut même remplacer un moment le
conducteur fatigué et promettre sans peine de continuer à tracer la voie qui nous emportera nous, nous autres, en partage, nous autres pluriels, vers la prochaine étape.
Qui peut prévoir la chicane non annoncée, la peau de banane glissée sous le pied, la petite pierre qui ricoche
dans le pare-brise, ce peut être si infime, c'est souvent si insignifiant, ce qui nous emporte vers le définitif...
J'ai bien aimé ce
voyage. Il était parfois difficile pour moi de partager vraiment, il m'a fallu souvent des efforts pour écouter, lire, relire attentivement, ne pas être agacée en miroir, accepter d'être
attendrie, m'interroger sur les particularités de ces autres qui me touchent, leur langage propre, leur façon d'être...
J'ai aimé, tellement, me repaître de l'univers de Tilk, de Maria D, de Franquevaux. Ils m'ont accompagnée au plus profond de moi-même, et j'espère ne pas perdre leur trace.
J'ai aimé traverser d'autres espaces moins familiers et cependant tous si personnels, incroyablement humains, réels, vivants.
J'ai aimé me sentir appartenir à une communauté, moi si sauvage, recluse dans mon petit village de montagne, qui ai tant de difficulté à rejoindre les groupes, les clans, les tribus...
Dans quelques jours sortira mon premier recueil de mots et images, aleatoire, en trois volets. Emportée par le projet collectif, je n'en ai pas parlé, pour éviter que ces deux merveilleuses
réalisations en cours n'entrent en collision. Précaution inutile. Ce soir, l'un de ces deux projets a pour moi explosé en plein vol. Choc inattendu, qui le rend plus violent encore.
Il ne peut être question de partage quand les mots sont utilisés comme des armes.
Je souhaite à ceux qui ont entrepris ce voyage, d'aller au bout de leur "partage de paysage".
Je souhaite que certains d'entre vous aient envie de découvrir mon recueil, incarnation physique de cet investissement passé sur ce blog depuis plus d'un an.
Un an, c'est bien.
Je donne rendez-vous à ceux qui ont envie de me retrouver, dans un autre espace, lorsque j'aurai retrouvé le goût... du partage.
Mon merci, est-il besoin de le dire, à ceux qui sont dans mon coeur à jamais, et qui se reconnaitront.
anaka, le 10 février
2009
Par anaka
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Il traîne
dans l'air
comme
des signes
d'épuisement
Un brouillard
lassitude
m'égare.
15x15 carton - anaka 2M8
©
C'est une lassitude immense,
comme un linceul qui s'étend
jusqu'à l'horizon
Les yeux écarquillés
ont scruté les mirages
comme s'ils étaient
réels
Comme s'ils
pouvaient
de leurs regards
avides
les transformer
en "pour de vrai".
Ce qui demeure
seul
est vrai
Ce qui est rêvé
repart dans les
limbes
de
l'oubli
Que restera-t-il
après la nuit ?
Par anaka
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Je ne viens pas beaucoup ces jours derniers, un peu débordée par les projets en tous sens, dont je
vous parlerai bientôt...
Mais puisque Franquevaux me fait l'honneur, le doux plaisir de glisser ses trois chiffres sur ma page, je
ne saurai me priver de répondre à son inspiration...
Extrait du commentaire de Michel, à Franquevaux
Aveugle, muet, ton coeur derrière la palissade.
1,22,10
si vous avez le temps,
coeur éveillé et parlant,
sur la haie, sur le temps.
Un.
Un seul
esquisse
une ombre,
dans mon
paysage
cerné
d'horizons palissades.
Au delà d'un
seul,
je ne sais
compter.
15x15 Collage, vernis, fleur thai, papier
lao - anaka 2M9 ©
Il y a pourtant
des milliers
de
fleurs
des millions
de cailloux
des centaines
de milliers
de brins d'herbe
des milliards
d'insectes
phosphorescents
des
gens
passionnants
partout
des humains
charmants
qui me parlent
qui m'appellent
qui m'interpellent
me
sollicitent
m'interrogent
me demandent
m'espèrent
qui sait
d'innombrables
pensées
à saisir
à partager
des curiosités
toutes
neuves
qui suivent
d'autres
passions anciennes
des réflexions
inédites
pour d'infinis
possibles
à inventer
il y a tant
et tant
et
pourtant...
J'ai beau
regarder partout
scruter le paysage
chercher dans la jungle
fouiller l'espace
ouvrir l'oeil
et le bon
Il n'y a
qu'une
forme
à mon horizon.
Par anaka
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