Un petit salut entre deux absences d'été,
pour cause de quelques petits voyages par ci par là
retour comme prévu le 19 juillet,
pour la fête annoncée, au Repaire des Ours.
D'ici là ma plume aura peut-être retrouvé un peu d'inspiration !
Mon amitié à vous tous qui passez par là...
J'ai découvert un paysage qui m'a plu. Découvert par hasard, ce paysage d'homme, ses drôles de mots abrupts et tendres à la fois, avec
des poils sous les bras et dans le nez (?), avec le souvenir de ses cheveux en bataille (ceci corrigé, pour coller au plus près de la vérité, l'auteur ayant déclaré ultérieurement qu'il n'avait
plus un poil sur le caillou...) et des idées pas toujours pacifiques, pacifistes,mais qui appellent à la trêve des combats sexistes...
Comme promis je lui dédie, cet anaKaléatoire, parce que. A découvrir ici :
Un homme,
ça a des poils aux pattes
et
même des rouflaquettes...
Aimer un homme, c'est animal.
ça sent fort sous les
bras,
et c'est tant mieux...
A6 - homme-bête - 18 juin 2008 - anaka
©
Mon homme, parfois je l'aime
comme
on aime un grand fauve
sauvage,
libre,
féroce,
insaisissable...
Mon homme
souvent ronronne
je l'aime
comme un chat
frémit,
frissonne
s'ébroue,
se frotte
galope
rugit
hurle à la lune,
mon homme.
Mon
homme-cheval
a des hennissements
qui me saisissent l'âme
Mon homme est animal.
C'est humain
par anaka
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" 3 – 7 et 11. Merci de ta visite et de ton salut. Bien agréable ton site, aussi !"
Découvrir les silhouettes callypiges qui se promènent à travers la colline aux cigales de B., qui font de la philosophie entre
les herbes hautes. J'apprécie leur chant posé ici, en lettres rondes et bleues, l'écriture lascive tout autant que ces femmes en couleur qui se déhanchent entre deux syllabes...
Jetez un oeil, c'est par ici..
Là, elle lit.
Nue,
elle se lit en dedans.
Elle parle à cet autre
qui
n'est jamais
qu'elle-même.
A6 - Elle et le lit. - 18 juin 2008 - anaka
©
“ A qui parle-t-on en écrivant
?
- A un être dont on ne sait jamais s’il est soi-même ou un
autre.
- Parle-t-on à un inconnu
?
- […] Ne s’adresser à personne, en parlant, c’est, peut-être, ne
parler qu’à soi-même.
Mais comment parler à soi-même sans faire, aussitôt, de soi un
autre ? […]
Cet autre est non pas moi-même ni mon invention.
Il est ma découverte de l’autre en moi. »
Je remercie B, de m'avoir fait découvrir ces mots, et cet auteur du début
du siècle dernier, contemporain et ami de Max Jacob, Paul Eluard, marqué au plus vif par l'horreur de la grande guerre. L'article Wikipedia propose une biographie sensible et très explicite de
cet écrivain à l'oeuvre à la fois sereine et tourmentée, portant sur lesplutôt méconnu...
La citation empruntée est extraite du site de B., La Colline
aux Cigales.
Elle vient ponctuer une réflexion qui n'a cessé de m'habiter,
surtout ces derniers jours, alors que j'aidais ma fille à réviser son bac de français,
et que le sujet récurrent dont nous avons parlé des heures,
portait sur la part autobiographique dans la fiction...
par anaka
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Sous mon manteau de chair,
ils sont tapis, silencieux
à l'aguêt de mes failles,
ils sont toujours prêts à jaillir,
ils tiennent entre leurs mains mon coeur.
A6 - mes fantômes - 10 juin 2008 - anaka
©
Mes fantômes jouent les gardiens de mes
buts
les anges de mes petits matins
blêmes
quand le réel s'enfuit,
chassé par mes peines
et queje reste
vacilllante
sur un sol glissant de larmes
Mais quand vais-je grandir, enfin
Quand cesseront-ils de
hanter
une vie qui les concerne plus ?
C'est que...
Les vivants sont si effrayants.
si...
vivants !
par anaka
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